Surveillance médico-professionnelle des ... - CHU de Rouen

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Tableau 38e : Revue systématique de la littérature américaine de Van Cauter et al. (2008) sur la relation entre temps de sommeil et prise de poids Stratégie de recherche bibliographique renseignée Non Critères de sélection des études - Analyse des études épidémiologiques et de laboratoire Populations étudiées N articles analysés - Enfants et adultes - N = 32 articles Résultats - Etudes de laboratoire : chez les adultes jeunes, la privation de sommeil entraîne une baisse de la tolérance au glucose, une diminution de la sensibilité à l’insuline, une augmentation de la balance sympato-vagale, une augmentation de la concentration vespérale du cortisol, une augmentation du taux de ghréline, une diminution du taux de leptine et une augmentation de la faim et de l’appétit - Etudes épidémiologiques : Enfants : 7 études positives sur 7 Adultes : 25 études positives sur 30 Tableau 38f : Revue systématique de la littérature australienne de Marshall et al. (2008) sur la relation entre temps de sommeil et prise de poids Stratégie de recherche bibliographique renseignée Non Critères de sélection des études - Analyse des études longitudinales et transversales sur les relations entre temps de sommeil habituel et obésité Populations étudiées N articles analysés - Enfants et adultes - N = 36 articles Résultats - Adultes : 17 études transversales dont 10 études retrouvent une association entre temps de sommeil court et obésité et 7 études ne montrent pas d’association 4 études longitudinales dont 3 montrent une association entre temps de sommeil court et obésité - Enfants : 11 études transversales dont 10 études montrent une association 4 études longitudinales qui retrouvent toutes une association - Au total, évidence insuffisante chez l’adulte mais association entre augmentation de l’IMC et temps de sommeil court chez les enfants et les adolescents 174

Trois autres revues de la littérature américaine du même auteur Knutsson et al. (2007, 2008 et 2010a) rapportent les mêmes résultats que les revues précédentes concernant une association entre temps de sommeil court (< 6 heures) et prise de poids. Les auteurs soulignent également les principaux biais des études existantes à savoir l’absence de mesure objective de la quantité et de la qualité du sommeil et l’absence d’essais contrôlés randomisés. En conclusion, les données de la littérature montrent qu’un temps de sommeil court (< 6 heures) serait associé à une augmentation de l’indice de masse corporelle (NP 2). Affections cardiovasculaires 4.1.7. Evénements coronariens et cérébrovasculaires Quatre revues systématiques de la littérature (2 récentes et 2 plus anciennes) ont été identifiées sur l’évaluation de l’association entre travail posté et/ou de nuit et maladies cardiovasculaires. Ces revues sont résumées dans les tableaux 39a à 39d. Tableau 39a : Revue systématique de la littérature danoise de Frost et al. (2009) sur l’évaluation de l’évidence épidémiologique d’une relation causale entre travail posté et maladies coronariennes ischémiques Stratégie de recherche bibliographique renseignée Oui (analyse de la littérature jusqu’en mars 2008, motsclés et moteurs de recherche renseignés) Critères de sélection des études - Critères d’inclusion : articles en anglais, informations explicites sur le travail posté, estimation du risque de maladies coronariennes ischémiques, études prospectives Populations étudiées N articles analysés - N = 16 articles (sur 916) Résultats - Le RR de maladies coronariennes ischémiques varie entre 0,64 et 1,15 pour 8 études, entre 1,25 et 1,35 pour 6 études et il est estimé à environ 2,0 pour 2 études - Evidence d’une relation causale limitée car biais de sélection : taux de participation des études, “effet travailleur sain”, biais d’informations (erreur de classification, données déclaratives), facteurs de confusions (TA, lipides, tabac, IMC, statut socioéconomique), impact de l’effet cumulatif de l’exposition peu clair 175

Trois autres revues <strong>de</strong> la littérature américaine du même auteur Knutsson et al. (2007, 2008 et 2010a) rapportent les mêmes résultats que les<br />

revues précé<strong>de</strong>ntes concernant une association entre temps <strong>de</strong> sommeil court (< 6 heures) et prise <strong>de</strong> poids. Les auteurs soulignent également<br />

les principaux biais <strong><strong>de</strong>s</strong> étu<strong><strong>de</strong>s</strong> existantes à savoir l’absence <strong>de</strong> mesure objective <strong>de</strong> la quantité et <strong>de</strong> la qualité du sommeil et l’absence<br />

d’essais contrôlés randomisés.<br />

En conclusion, les données <strong>de</strong> la littérature montrent qu’un temps <strong>de</strong> sommeil court (< 6 heures) serait associé à une augmentation<br />

<strong>de</strong> l’indice <strong>de</strong> masse corporelle (NP 2).<br />

Affections cardiovasculaires<br />

4.1.7. Evénements coronariens et cérébrovasculaires<br />

Quatre revues systématiques <strong>de</strong> la littérature (2 récentes et 2 plus anciennes) ont été i<strong>de</strong>ntifiées sur l’évaluation <strong>de</strong> l’association entre travail<br />

posté et/ou <strong>de</strong> nuit et maladies cardiovasculaires. Ces revues sont résumées dans les tableaux 39a à 39d.<br />

Tableau 39a : Revue systématique <strong>de</strong> la littérature danoise <strong>de</strong> Frost et al. (2009) sur l’évaluation <strong>de</strong> l’évi<strong>de</strong>nce épidémiologique d’une<br />

relation causale entre travail posté et maladies coronariennes ischémiques<br />

Stratégie <strong>de</strong><br />

recherche<br />

bibliographique<br />

renseignée<br />

Oui (analyse <strong>de</strong> la<br />

littérature jusqu’en<br />

mars 2008, motsclés<br />

et moteurs <strong>de</strong><br />

recherche<br />

renseignés)<br />

Critères <strong>de</strong> sélection <strong><strong>de</strong>s</strong> étu<strong><strong>de</strong>s</strong><br />

- Critères d’inclusion : articles en<br />

anglais, informations explicites sur le<br />

travail posté, estimation du risque <strong>de</strong><br />

maladies coronariennes ischémiques,<br />

étu<strong><strong>de</strong>s</strong> prospectives<br />

Populations<br />

étudiées<br />

N articles<br />

analysés<br />

- N = 16<br />

articles (sur<br />

916)<br />

Résultats<br />

- Le RR <strong>de</strong> maladies coronariennes ischémiques varie entre 0,64 et 1,15 pour 8<br />

étu<strong><strong>de</strong>s</strong>, entre 1,25 et 1,35 pour 6 étu<strong><strong>de</strong>s</strong> et il est estimé à environ 2,0 pour 2<br />

étu<strong><strong>de</strong>s</strong><br />

- Evi<strong>de</strong>nce d’une relation causale limitée car biais <strong>de</strong> sélection : taux <strong>de</strong><br />

participation <strong><strong>de</strong>s</strong> étu<strong><strong>de</strong>s</strong>, “effet travailleur sain”, biais d’informations (erreur <strong>de</strong><br />

classification, données déclaratives), facteurs <strong>de</strong> confusions (TA, lipi<strong><strong>de</strong>s</strong>, tabac,<br />

IMC, statut socioéconomique), impact <strong>de</strong> l’effet cumulatif <strong>de</strong> l’exposition peu clair<br />

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